Congé de naissance : ce que l’on sait

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Un nouveau congé intitulé “ congé de naissance “ a été annoncé par le Président de la République dans le cadre des mesures de “ réarmement démographique “. Ce nouveau congé est amené à remplacer le congé parental actuel.

Ce congé devrait entrer en vigueur “ courant 2025 “ et sa rémunération prendra la forme d’une indemnité journalière versée par la Sécurité sociale, a-t-on appris ce 22 janvier 2024.

Le but de le passer dans le prochain projet de financement de la sécurité sociale (PLFSS) à l’automne prochain, pour une entrée en vigueur courant 2025 “ , a ajouté une source proche de l’Elysée.

Annoncé le 16 janvier par le chef de l’État lors d’une conférence de presse, le congé de naissance doit remplacer le congé parental actuel, créé en 1977 et qui peine à convaincre en raison notamment de sa faible rémunération (429 euros par mois). Le dispositif actuel permet aux parents, à l’issue de leur congé maternité ou de paternité de suspendre leur activité professionnelle jusqu’aux deux ans de l’enfants (trois ans si les parents se partagent le congé).

Le congé de naissance, dont les modalités feront l’objet de discussions avec les partenaires sociaux, sera un “ attelage entre les congés existants, maternité (16 semaines) et paternité (28 jours), un complément qui doit permettre (aux parents) de rester au total six mois auprès de leur enfants “, selon l’Elysée. La question de savoir si ce congé pourra être pris en même temps par les deux parents ou successivement n’est, pour l’heure, pas encore tranchée, a-t-on précisé de même source.

Quant à la rémunération, “ l’idée est de sortir de la logique d’une prestation sociale avec un montant fixe et d’aller vers un système d’indemnité journalière qui (soit) le même pour le congé maternité et paternité “. La rémunération correspondra à un “ pourcentage du salaire antérieur “, pourcentage dont le niveau “ n’est pas encore arrêté “, a-t-on précisé.

Une partie de cette rémunération sera financée par la Sécurité sociale, avec un plafond mensuel à 1 800 euros, et pourra être complétée par l’employeur pour atteindre 100 % du salaire, selon l’Elysée.

Source :

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2024/01/16/conference-de-presse-du-president-emmanuel-macron


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